choisirheader

La biologie de l’huître : un organisme plein de vie !

Les deux principales variétés d’huîtres sont l’ « Ostrea Edulis » (plate) et la « Crassostrea gigas » (creuse).

ANATOMIE
C’est grâce à son muscle adducteur que l’huître s’ouvre et se ferme.
Il lui permet ainsi de se protéger des prédateurs et de maintenir sa coquille fermée hors de l’eau.
Comme nous, l’huître possède un cœur, un foie, deux reins et un circuit de circulation sanguine (invisible, car son sang est incolore).
L’huître s’abrite sous un tissu conjonctif qui s’appelle le manteau.
L’huître, comme tous les bivalves, est un coquillage filtreur.
Son alimentation résulte de deux actions : le pompage et la filtration.
L’huître pompe l’eau de mer pour capter les particules nécessaires à son alimentation et l’oxygène nécessaire à sa respiration.

REPRODUCTION
L’huître est hermaphrodite : elle change de sexe chaque saison ou après chaque émission de semence. Tour à tour mâle et femelle (sauf la première année où elles sont toutes femelles), l’huître se reproduit une ou plusieurs fois durant l’été, lorsque la température de l’eau augmente.

C’est à cette période que l’huître est laiteuse.

L’huître plate est vivipare. La fécondation des œufs s’effectue à l’abri de la coquille. Chaque ponte produit entre 500 000 à 1 500 000 œufs.
L’huître creuse, quant à elle, est ovipare et expulse ses œufs non fécondés dans le milieu marin. Elle peut pondre de 20 à 100 000 000 œufs entre juin et août.
Mais seulement une dizaine d’œufs, après la fécondation au gré des courants, donnera naissance à une huître. Les larves minuscules de 1/10ème à 2/10èmes de millimètre vont errer au gré des courants à la recherche d’un endroit où se fixer.

PRÉDATEURS
En plus de l’homme qui n’est pas un des moindres, les principaux prédateurs de l’huître sont l’étoile de mer, la daurade, le bigorneau-perceur et l’huîtrier-pie.
A chacun sa technique : le bigorneau, fixé sur la coquille, y vrille un trou régulier jusqu’à atteindre l’huître qu’il absorbe. La daurade joue de la tronçonneuse, broyant la coquille afin d’en tirer les débris. L’huîtrier-pie perce également la coquille des jeunes huîtres ou insère son long bec dur quand l’huître baille. Autre ennemi l’étoile de mer : elle ouvre les huîtres avec ses bras pour les engloutir.